2009-2012

Un nouveau travail sur le thème des GROTESQUES a été entrepris en 2009.

Quelques mois de documentation ont donné lieu à la rédaction d'une synthèse, laquelle servait d'introduction à un nouveau diaporama de cent cinquante vues, support d'une nouvelle conférence. Après étude et choix des formes, il a fallu procéder à la réalisation de nouveaux outils, ce qui fut assez long, puis pratiquer de nouveaux essais, avant de commencer à produire quoi que ce soit.

La nouvelle production tirait son inspiration du mobilier en ébène incrusté d'ivoire ou d'os, dont les zones blanches de rapport étaient ombrées par des hachures afin de rendre un modelé. Ce mobilier Renaissance - principalement des coffres de taille moyenne - est sans doute contemporain du buffet et du cabinet de curiosités. Le XVIIe siècle en a créé de très beaux. L'Italie du XIXe (Giovanni Battista Gatti, par exemple) a repris la technique et les décors d'inspiration Renaissance (candélabres, rinceaux habités et grotesques) en créant d'exceptionnels ensembles de mobilier, et notamment des cadres de miroirs.

Avec un même rapport de valeurs, les émaux peints limousins au XVIe siècle de Léonard Limosin, Pierre Reymont, Pierre Courteys, Jean Court ou la famille Pénicaud, ont transformé les hachures sur ivoire, issues des techniques de la gravure, en délicats dégradés que permet le lavis au pinceau de jus d'oxydes sur les apports d'émail blanc.

Issus de l'ébène incrusté d'ivoire ou des émaux peints de Limoges, les nouveaux décors du Miroir aux Prêles ont inversé les couleurs par rapport aux années précédentes. La poterie a conservé ce qui est peu à peu devenu sa marque de fabrique : la technique de l'incrustation, incrustation cette fois de grès porcelainique dans la terre noire ou brune. Elle y a seulement ajouté le travail en grisaille.

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